Marrakech a terminé l’année avec une baisse des nuitées de 8% et de 7% des arrivées. Le taux moyen d’occupation a enregistré un repli de 4 points. Compte tenu du contexte, c’est plutôt une résistance du secteur
«Il n’y a pas de fermeture d’hôtels dans la ville pour le moment». Pour juguler la crise, les hôteliers de Marrakech ont préconisé un certain nombre de mesures d’accompagnement visant à amortir les effets de la chute de la fréquentation dans la ville et ce, à titre préventif. Il s’agit pour eux d’un moyen de préserver l’outil de production. C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué de presse de l’Association de l’industrie hôtelière (AIH) de Marrakech qui explique que ses membres hôteliers ont adressé aux autorités locales un courrier de sensibilisation et d’information sur la sévérité de la baisse dans le secteur des voyages. Chute qui a sans aucun doute un impact sur l’exploitation des unités. «Ce courrier a fait l’objet d’une interprétation erronée par certains supports de presse qui ont amplifié, voire déformé l’esprit de ce courrier». Les professionnels de l’hôtellerie et notamment les 21 signataires du courrier restent convaincus que Marrakech «constitue une destination à forte résistance et reprendra sa croissance». La ville l’a déjà prouvé à maintes occasions d’ailleurs. Pour les hôteliers qui ont tiré la sonnette d’alarme, c’est surtout le manque de visibilité pour les mois à venir qui les inquiète davantage et qui a motivé leur appel. Les opérateurs veulent s’impliquer pour traverser cette baisse d’activité dans la sérénité sans tomber dans le panic-management. «Les autorités concernées sont fortement mobilisées afin de juguler les effets de la conjoncture», insiste l’AIH. Globalement, 2011 était une année difficile pour le secteur qui a aussi souffert de l’amalgame qui s’est créé autour du printemps arabe. Marrakech a terminé l’année avec une baisse des nuitées de 8 % et de 7% des arrivées. Le taux moyen d’occupation a enregistré un repli de 4 points. Compte tenu du contexte, c’est plutôt une résistance du secteur qui est devenu une véritable industrie. Aujourd’hui, l’environnement international est marqué par une forte récession dans tous les secteurs y compris le tourisme. Cette récession pénalise donc le secteur du loisir et des voyages au moment même où les hôteliers ont traversé plusieurs crises successives: la grippe porcine, la première débâcle économique dans les marchés émetteurs, le printemps arabe et l’attentat de l’Argana. De fait, 2012 s’annonce une année plus difficile que les précédentes, mais pas insurmontable.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire