samedi 2 janvier 2016

Marrakech + Hot Air Balloon Ride | Morocco Shaycation Part 1

Camel Dance touareg in Erg Chebbi Sahara Desert

Best Authentic Berber Tours in Morocco by Morkosh Tours

Marrakech Djema Lefna in the evening.

dimanche 22 juillet 2012

Marrakech a-t-elle trop misé sur les riches ?


ENQUETE – La ville la plus visitée du Maroc a toujours ses adeptes parmi les grandes fortunes françaises et la jet set. Mais la multiplication de palaces plus somptueux les uns que les autres fait polémique.
Un million de roses. Le 15 mai, Simon Xavier Guerrand-Hermès, vice-président d’Hermès Paris, avait utilisé les grands moyens pour fleurir le quartier du Guéliz, à Marrakech, lors de l’inauguration de son luxueux projet, le Carré Eden. A la place du vieux marché où l’on vendait des poteries, de la viande et des légumes, le promoteur immobilier a érigé un complexe de 100.000 mètres carrés, avec 110 appartements de prestige, un hôtel Radisson Blu de 200 chambres et un mall, qui réunit de grandes marques telles que Guess, Adidas ou Lacoste.
« Nous allons faire revivre le centre de Marrakech », a claironné Simon Xavier Guerrand-Hermès, qui vit dans l’un des plus beaux riads de l’ancienne capitale des Almoravides. Sa clientèle? Les nouveaux riches marocains mais aussi les Français, qui débarquent en masse, à la recherche de maisons traditionnelles dans la palmeraie ou d’appartements au centre-ville. « Après le creux lié au «printemps arabe», les Français sont de retour, témoigne Séverine de Freyssinet, de l’agence Emile Garcin, spécialiste de l’immobilier de luxe. Ils représentent aujourd’hui 80% de notre clientèle. »
Près de 30.000 Français vivent ici à l’année
L’eldorado Marrakech. A trois heures d’avion de Paris, avec ses 300 jours d’ensoleillement, la perle du Sud a attiré 30.000 Français résidents, qui forment une colonie très hétéroclite. A commencer par Pierre Bergé (321ème dans le classement Challenges des plus grands fortunes de France), sans doute le premier arrivé – en 1966! -, peu accueillant avec ses compatriotes qui affluent. « Je n’aime pas ceux qui viennent profiter du soleil, du personnel de maison bon marché ou des impôts moins élevés, confie-t-il. Moi, j’habite ici parce que j’aime cette ville. » Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair, Bernard-Henri Lévy et Arielle Dombasle, qui ont acheté de splendides riads, ne sont certainement pas visés par le pionnier. Mais Bernard Tapie? Et tous les autres, attirés par les températures clémentes…
« Fin décembre, vous avez tout le gotha de la politique, du show-business et des affaires », confirme Elisabeth Bouchet-Bouhal, directrice du palace Es Saadi, où ont séjourné Catherine Deneuve, Sophie Marceau et Liliane Bettencourt. Début décembre, lors du Festival international du cinéma de Marrakech, un « mini-Cannes » très franco-français, les people affluent dans ce palace, où la nuit est facturée de 550 à 2.400 euros.
Les seuls palaces non français du groupe Barrière
La communauté française compte également ses hommes d’affaires, plus ou moins actifs, comme le prince Jean Poniatowski, dans l’immobilier, Charles Milhaud, ex-président des Caisses d’épargne reconverti dans le conseil, ou Dominique Desseigne, le patron du groupe Barrière, qui a ouvert un Fouquet’s au design identique à celui des Champs-Elysées et un hôtel de 85 suites, où il séjourne souvent. « Le groupe mise sur Marrakech. C’est son seul investissement hors de France », se félicite Hicham Khaldaoui, directeur commercial du Naoura Barrière.
Beaucoup de Français viennent aussi pour profiter de la douceur fiscale. Moins connu que la Suisse ou le Luxembourg, le Maroc est en train de devenir une destination-phare, notamment pour les retraités. L’ISF et les droits de succession n’existent pas et, surtout, 80% de la retraite perçue localement sont exonérés d’impôt. « Le mouvement est important: 8.000 foyers français seraient partis au Maroc, estime Olivier Grenon-Andrieu, président du cabinet Equance, qui conseille ces candidats au départ. Mais ce sont souvent des retraités aux revenus moyens, qui ont vécu une désillusion à cause du coût des soins de santé sur place. »
A côté des jet-setteurs et des hommes d’affaires, il y a enfin les riches Français mécènes. Au premier rang d’entre eux, Pierre Bergé: il a débarqué à Marrakech il y a 46 ans avec son compagnon Yves Saint Laurent. En 1980, ils ont sauvé les jardins du peintre Jacques Majorelle d’un projet immobilier, puis les ont remis en état avec l’aide du paysagiste new-yorkais Madison Cox. Aujourd’hui, le jardin Majorelle et son musée berbère reçoivent 700.000 visiteurs par an. « J’emploie 73 jardiniers et tous les bénéfices sont reversés à ma fondation », insiste Pierre Bergé.

Crise d’emploi et immigration : Les précisions de Abdelouahed Souhail

Suite à un article paru sur nos pages en date du 12 juillet 2012 titré «Bientôt l'immigration choisie»? Le cabinet du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle a adressé une mise au point à ALM concernant la question de la crise de l'emploi et l'immigration au Maroc. L'article en question, fondé sur une dépêche officielle, aurait laissé entendre que selon le ministre, la crise de l'emploi serait due en partie à l'accentuation des flux migratoires vers le Maroc. Or, d'après le cabinet du ministre de l'emploi et de la formation professionnelle, concernant les flux migratoires et contrairement à ce que laisse entendre ledit article, Abdelouahed Souhail rappelle le «durcissement des conditions d’accueil» et «l’accroissement de l’ostracisme» qui pourraient résulter de la crise de l’emploi que connaissent la plupart des pays et la nécessité de tenir compte des répercussions, n’est en aucune manière, un appel en faveur de «l’immigration choisie».
De ce fait, et en application du droit de réponse, ALM publie en partie le discours du ministre de l'emploi et de la formation professionnelle lors de sa participation, du 3 au 6 juillet 2012, au forum de haut niveau de l’ECOSOC (Conseil économique et social de l’ONU) où il a présenté, entre autres, et à la demande de l’ECOSOC, une communication sur le thème «Partenariat pour lutter contre la crise de l’emploi des jeunes» :
«Le Maroc, de par sa situation géographique, est à la jonction des flux migratoires. Il est à la fois un pays d’émigration, d’immigration et de transit. Ces trois formes de migration ont été affectées par la crise et ont précipité des changements dans les politiques migratoires dans les pays de destination. Des politiques qui tendent vers un durcissement des conditions d’accueil et un accroissement de l’ostracisme. Nous assistons, du fait de la crise économique et financière à deux phénomènes. D’un côté, le repli sur le Maroc de ses propres ressortissants touchés par la crise, et de l’autre, l’afflux des ressortissants des pays du Nord pensant y trouver des niches insuffisamment exploitées. Autant de phénomènes, qui amplifient la crise de l’emploi au Maroc et peuvent aussi influer négativement sur les réalisations des politiques publiques nationales en les rendant inefficientes et insuffisantes pour absorber l’important flux migratoire.
Partant, il va sans dire que les défis de l’emploi et de la lutte contre la précarité doivent, également, être repensés dans le cadre d’un partenariat mondial et une meilleure concertation de la coopération tant au niveau bilatéral qu’au niveau multilatéral. J’en appelle donc au renforcement d’un partenariat actif dans le domaine de la migration impliquant une démarche plus globale, centrée sur une politique d’inclusion en vue de réduire la désocialisation et la vulnérabilité des étrangers. Ces partenariats devraient surtout permettre de mettre en œuvre des solutions à long terme pour éradiquer la pauvreté dans les pays en développement, promouvoir les principes de l’économie sociale et solidaire, assurer la transition vers l’économie verte et mettre en place des mesures concrètes de coopération dans le domaine du développement durable».