dimanche 22 juillet 2012
Marrakech a-t-elle trop misé sur les riches ?
Crise d’emploi et immigration : Les précisions de Abdelouahed Souhail
De ce fait, et en application du droit de réponse, ALM publie en partie le discours du ministre de l'emploi et de la formation professionnelle lors de sa participation, du 3 au 6 juillet 2012, au forum de haut niveau de l’ECOSOC (Conseil économique et social de l’ONU) où il a présenté, entre autres, et à la demande de l’ECOSOC, une communication sur le thème «Partenariat pour lutter contre la crise de l’emploi des jeunes» :
«Le Maroc, de par sa situation géographique, est à la jonction des flux migratoires. Il est à la fois un pays d’émigration, d’immigration et de transit. Ces trois formes de migration ont été affectées par la crise et ont précipité des changements dans les politiques migratoires dans les pays de destination. Des politiques qui tendent vers un durcissement des conditions d’accueil et un accroissement de l’ostracisme. Nous assistons, du fait de la crise économique et financière à deux phénomènes. D’un côté, le repli sur le Maroc de ses propres ressortissants touchés par la crise, et de l’autre, l’afflux des ressortissants des pays du Nord pensant y trouver des niches insuffisamment exploitées. Autant de phénomènes, qui amplifient la crise de l’emploi au Maroc et peuvent aussi influer négativement sur les réalisations des politiques publiques nationales en les rendant inefficientes et insuffisantes pour absorber l’important flux migratoire.
Partant, il va sans dire que les défis de l’emploi et de la lutte contre la précarité doivent, également, être repensés dans le cadre d’un partenariat mondial et une meilleure concertation de la coopération tant au niveau bilatéral qu’au niveau multilatéral. J’en appelle donc au renforcement d’un partenariat actif dans le domaine de la migration impliquant une démarche plus globale, centrée sur une politique d’inclusion en vue de réduire la désocialisation et la vulnérabilité des étrangers. Ces partenariats devraient surtout permettre de mettre en œuvre des solutions à long terme pour éradiquer la pauvreté dans les pays en développement, promouvoir les principes de l’économie sociale et solidaire, assurer la transition vers l’économie verte et mettre en place des mesures concrètes de coopération dans le domaine du développement durable».
dimanche 19 février 2012
Des camping-cars chargés de matériel
Une forte participation à l'assemblée générale.
L'Association humanitaire en camping-car (AHCC) a tenu son assemblée générale, samedi dernier, dans la salle des fêtes de Saint-Sorlin-de-Conac. Cette assemblée a réuni beaucoup de monde, battant son record de présence.
La présidente, Annie Feugnet, a fait le récit des voyages au Maroc en 2010 et 2011, le premier n'ayant pas pu être visionné l'an passé pour des raisons techniques. Celui de 2011 était très important, avec 2 500 kg de matériel transporté par les participants.
Par ailleurs, 600 kg de matériel ont été conduits à Agde, qui aide la ville de Tata et assure un transport par bateau. Le matériel a été réparti entre Foum Zguid (le lycée collégial, l'école de Tissint) et le village du bout du monde : Oulad Ali (ordinateurs, vêtements, jeux éducatifs, livres de bibliothèque et armoires, bureaux).
Pour le prochain voyage, il faudra de la vaisselle pour équiper la cantine scolaire qui vient d'être construite, du matériel pour handicapés, des machines à coudre, des vêtements, des ballons et des maillots de football. La présidente a fait applaudir M. Martinière, reporter photo bénévole du groupe, très apprécié ici mais aussi au Maroc avec ses expositions. 2 600 clichés ont tourné en boucle tout l'après-midi.
La réunion s'est poursuivie par un apéritif berbère et un repas marocain cuisiné par les bénévoles de l'association, réunissant 70 personnes.
Contact : 05 46 86 03 43Marrakech/tourisme: Les hôteliers rassurent
Marrakech a terminé l’année avec une baisse des nuitées de 8% et de 7% des arrivées. Le taux moyen d’occupation a enregistré un repli de 4 points. Compte tenu du contexte, c’est plutôt une résistance du secteur
«Il n’y a pas de fermeture d’hôtels dans la ville pour le moment». Pour juguler la crise, les hôteliers de Marrakech ont préconisé un certain nombre de mesures d’accompagnement visant à amortir les effets de la chute de la fréquentation dans la ville et ce, à titre préventif. Il s’agit pour eux d’un moyen de préserver l’outil de production. C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué de presse de l’Association de l’industrie hôtelière (AIH) de Marrakech qui explique que ses membres hôteliers ont adressé aux autorités locales un courrier de sensibilisation et d’information sur la sévérité de la baisse dans le secteur des voyages. Chute qui a sans aucun doute un impact sur l’exploitation des unités. «Ce courrier a fait l’objet d’une interprétation erronée par certains supports de presse qui ont amplifié, voire déformé l’esprit de ce courrier». Les professionnels de l’hôtellerie et notamment les 21 signataires du courrier restent convaincus que Marrakech «constitue une destination à forte résistance et reprendra sa croissance». La ville l’a déjà prouvé à maintes occasions d’ailleurs. Pour les hôteliers qui ont tiré la sonnette d’alarme, c’est surtout le manque de visibilité pour les mois à venir qui les inquiète davantage et qui a motivé leur appel. Les opérateurs veulent s’impliquer pour traverser cette baisse d’activité dans la sérénité sans tomber dans le panic-management. «Les autorités concernées sont fortement mobilisées afin de juguler les effets de la conjoncture», insiste l’AIH. Globalement, 2011 était une année difficile pour le secteur qui a aussi souffert de l’amalgame qui s’est créé autour du printemps arabe. Marrakech a terminé l’année avec une baisse des nuitées de 8 % et de 7% des arrivées. Le taux moyen d’occupation a enregistré un repli de 4 points. Compte tenu du contexte, c’est plutôt une résistance du secteur qui est devenu une véritable industrie. Aujourd’hui, l’environnement international est marqué par une forte récession dans tous les secteurs y compris le tourisme. Cette récession pénalise donc le secteur du loisir et des voyages au moment même où les hôteliers ont traversé plusieurs crises successives: la grippe porcine, la première débâcle économique dans les marchés émetteurs, le printemps arabe et l’attentat de l’Argana. De fait, 2012 s’annonce une année plus difficile que les précédentes, mais pas insurmontable.

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